Les Sans Grades

 

 Même si ils se font discrets, ils restent les témoins anonymes d'un passé parfois lointain
La croix monumentale << voyageuse >> :

située au milieu du parterre au bas de la rue du Monument, son piédestal date du 18éme siècle, le fût et la croix de 1828 ( la croix d'origine était vraisemblablement en bois) Bâtie en pierre de taille calcaire bourguignonne, son maître d'oeuvre est resté inconnu. Pourquoi voyageuse ? édifiée au départ au centre de la placette elle fut déplacée une première fois lors de la construction de la bascule publique en 1925 puis regagna ses pénates en 1998 après la démolition de cette même bascule . Relookée pour l’occasion, elle coule des jours tranquilles au milieu des roses.

La croix de cimetière :

érigée vers I816 dans la partie nord du cimetière elle veille discrètement sur les tombes qui entourent l'église de Corberon

Les maisons à pans de bois :

le village de Corberon se trouvant à mi-chemin entre Ie val de Saône et la côte viticole, le promeneur peut y rencontrer les deux types de constructions symboles de ces deux régions. Plusieurs maisons à pans de bois restaurées sont visibles I'une au coin de la rue du Quart et de la rue des Buttes, l'autre à I'angle de la route de Beaune et de la rue des Plantes

Les maisons vigneronnes :

Dispersées dans plusieurs quartiers du village, elles ont toutes un petit air de famille ; le corps d’habitation, construit en pierre, de forme rectangulaire, le toit en pavillon comprenant un ou deux étages avec une cave enterrée qui rappelle leurs anciennes vocations viticoles, Elles datent en majorité du milieu du l9 ième siècle.

La ferme du château :

Implantée à proximité de l'emplacement de l'ancien château de Corberon, elle possède deux corps de bâtiments parallèles construits dans le milieu du l8 ième siècle (d'après I'inventaire général de 1986), majoritairement en briques et couverts de longs toits pentus en tuiles. Dans la cour fermée trône un pigeonnier fait de pierres et de briques qui d'après la même source daterait de la fin du l6 ième -début 17 ième siècle

Les moulins à eau :

Corberon comptait deux moulins à eau sur son territoire ; le premier, appelé le Moulin de la Barre, se trouve encore sur le Meuzin en direction de Villy le Moutier ; il ne fonctionne plus mais les vannes et le mécanisme existent toujours, sa grande cheminée est encore présente et le lieu est habité.
Le second, au sud du village, situé sur l'ancien cours principal du Meuzin rebaptisé << Le fluzet >>,est malheureusement en ruine ; encore habité après la seconde guerre mondiale, il n'en reste plus que des tas de pierres d'où émergent quelques pans de murs encore debout ; Sa grande cheminée en briques qui se dressait encore fièrement au dessus de la végétation s’est écroulée depuis peu. Au cours des siècles il s'est appelé « Molin Jehan >> puis « Moulin Choulot ».
la date d'origine de ces deux moulins est inconnue mais on peut trouver trace de leurs existences dans le manuscrit de la reprise de fief de la terre de Corberon par Perret d'Argilly le 9 mars 1311 puis dans [e dénombrement des terres de la seigneurie de Corberon établi par Jean de Bouton, chanoine d'Autun le 19 mai 1549 << Sur laquelle ryvière sont deux molins, l'ung appellé le molin de la barre avec le baptoir ; le bied dudict molin est en deffense d'y pescher selon que cy dessus est déclaré. L'autre appellé le molin Jehan qui est accensé, quest dehue la cense auxchappelains de la chappelle fondée en l'église dudict Corberon par lesprédécesseurs dudict recongnoissant >>

les vannages :

Un autre vestige de la maîtrise des eaux par I'homme se trouve au milieu des champs au lieu dit « les Etaules » Installé sur un canal de drainage creusé en 1772 depuis Villy le Moutier jusqu'à Corgengoux par les habitants des localités traversées afin d'assainir les prairies entourant le Meuzin, un vannage construit en pierres taillées assurait la régulation des eaux d'écoulement, soit pour le drainage en période humides soit pour l'irrigation en période estivale. D'autres constructions, disséminées sur ce grand fossé qui au cours des années est devenu le lit définitif du Meuzin du déversoir jusqu'à Corgengoux, ont disparus au cours des grands dragages successifs ;

Les bornes royales :

On trouve encore, disséminées dans les bois et recouvertes de mousse, plusieurs bornes qui marquaient la limite de la forêt royale ; les trois fleurs de lys sur une face et une flèche orientée vers le sol sur l’autre face sont encore visibles

             

                                  Le Pigeonnier                                             Les Vannages


              

                                    Borne royale                                            Moulin de la Barre  

                                              

                                La croix voyageuse                                            Moulin Choulot